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Le Cac 40 glisse sous les 3.900 points
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La Bourse de Paris a hissé le drapeau rouge. Son indice de référence, le Cac 40, revient sous le seuil des 3.900 points, clôturant en repli de 0,93 % à 3.890,91 points. Les valeurs financières et celles liées aux matières premières sont particulièrement affectées. Axa termine en queue de peloton (- 3,03 %).
Début de semaine difficile pour les marchés d’actions européens. Peinant à prendre une direction claire la semaine dernière, les places financières ont pris le chemin de la baisse ce lundi. A Paris, l’indice de référence, le Cac 40, glisse sous le seuil des 3.900 points. Il perd 0,93 % en clôture à 3.890,91 points. Le Footsie cède 0,57 % à 5.593 points et le Dax plie de 0,70 % à 5.907 points. A New York, le Dow Jones baisse de 0,26 % à 10.596 points et le Nasdaq Composite de 0,76 % à 2.349 points.
A l’absence de décision sur une aide à la Grèce lors de l’Eurogroupe, sont venues s’ajouter des craintes sur les notes AAA de quatre grands pays, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Etats-Unis. Si leur notation n’est pas menacée, ces pays pourraient voir leur statut de valeurs sûres remis en cause. Dans une étude publiée lundi, l’agence de notation Moody's s’interroge sur la capacité des Etats à améliorer les conditions économiques et à réduire leurs politiques monétaires et budgétaires expansionnistes. Autre crainte ayant pesé sur le marché : celle d’un resserrement monétaire en Chine.
Tous ces éléments n’ont guère incité les boursiers à l’optimisme, en dépit de statistiques américaines meilleures que prévu. En février, la production industrielle américaine a en effet augmenté de 0,1 %, enregistrant sa huitième hausse d’affilée, et le taux d’utilisation des capacités a progressé de 0,2 point à 72,7%. Quant à l’indice Empire State de l’activité manufacturière, il s’est certes contracté en mars, à 22,86 mars, mais il ressort au-delà des attentes du marché. La composante de l’emploi, particulièrement surveillée, est à son plus haut niveau depuis octobre 2007. En Bourse, les opérateurs ont peu réagi. Il faut dire que la suite de la semaine sera riche sur le front macroéconomique avec, notamment, la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), attendue mardi soir. Preuve de l’attentisme qui règne sur les marchés, les volumes d’affaires ont été faibles. Seulement 2,61 milliards d’euros ont été échangés sur le Cac 40.
Dans le sillage des marchés actions, le baril de brut léger recule de 1,74 dollar à 79,50 dollars. L’euro se replie à 1,3664 dollar.
Du côté des valeurs, les banques sont à la peine. Selon l’agence de presse Reuters, des parlementaires républicains ont indiqué dans une lettre qu’une réforme financière peut encore être votée par le Sénat américain. Société Générale perd 2,54 % à 43,155 euros, Crédit Agricole 1,98 % à 11,91 et BNP Paribas 1,44 % à 56,18 euros. L’assureur Axa accuse la plus forte baisse du jour : - 3,03 % à 15,68 euros. La banque Natixis (+ 0,58 % à 3,634 euros) a annoncé qu’elle poursuit les négociations avec Axa Private Equity concernant la cession de ses activités de capital investissement pour compte propre en France.
ArcelorMittal recule de 2,25 % à 30,46 euros alors que l’indice DJ Stoxx du secteur européen des produits de base cède 1 % dans le sillage du repli des cours des métaux. Eramet baisse pour sa part de 1,90 % à 226,75 euros.
Les valeurs pétrolières et parapétrolières baissent également. Technip perd 2,97 % à 55,63 euros, Vallourec 2,23 % à 142,45 euros et Total 0,82 % à 42,35 euros. Ce dernier envisage de fermer environ 500 de ses 4.800 stations services en France au cours des deux prochaines années afin de réduire ses coûts, rapporte Le Figaro.
Capgemini cède 0,32 % à 35,645 euros. Le groupe entrevoit les « premiers signes d’un retour de la demande mais pas encore ceux d’un véritable redécollage », a déclaré Paul Hermelin, directeur général de la SSII, aux Echos.
EADS cède 0,14 % à 14,655 euros. Domingo Urena, directeur général d’Airbus Military, a déclaré ne pas avoir d’informations sur une éventuelle prolongation par le Pentagone de l’appel d’offres pour les avions ravitailleurs américains, démentant les informations de Reuters. M. Urena a par ailleurs indiqué qu’Airbus Military vise la production de quatre A400M en 2013, huit en 2014, huit à vingt-quatre en 2015 et vingt-quatre en 2016.
Scor plie de 1,27 % à 19,02 euros alors qu’Exane BNP Paribas a dégradé le titre de « surperformance » à « neutre ». Le réassureur évalue à environ 157 millions d’euros le coût pour le groupe des sinistres intervenus au Chili, en Haïti et en Europe. Ces répercussions financières, importantes au premier trimestre, auront un impact marginal pour Scor en termes de solidité financière et de niveau de solvabilité.
Enfin, Iliad abandonne 2,71 % à 74,76 euros. Exane BNP Paribas a dégradé le titre de la maison-mère de Free de « neutre » à « sous-performance » et abaissé son objectif de cours à 80 euros.





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