Le CAC 40 accroît ses pertes après le PIB américain
Paris accroît ses pertes en réaction au ralentissement de l’économie américaine. Les grandes cycliques, et notamment celles liées aux matériaux de construction sont les plus touchées. Lafarge abandonne 3,3%. Alcatel, EADS et Schneider tirent leur épingle du jeu. A 14h45, le Cac 40 cède 1,1% à 3.612 points.
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Le Palais Brongniart accentue ses pertes après l’annonce d’un ralentissement, attendu, de la croissance de l’économie américaine. Cette confirmation de la fragilité de la reprise aux Etats-Unis affecte les grandes cycliques en général, et plus particulièrement celles liées aux matériaux de construction alors que Lafarge a abaissé sa prévision de demande mondiale de ciment sur ses marchés. Une fausse note d’autant plus sensible qu’elle intervient dans un flux de publications favorables de la part de grands noms comme Total, EADS, Alcatel-Lucent ou Schneider Electric.
L’économie américaine a enregistré une croissance de 2,4% en rythme annualisé au deuxième trimestre, contre 3,7% (révisé de 2,7%) au premier et 2,5% anticipé par le consensus Thomson Reuters. Les investisseurs attendent deux autres statistiques américaines : l’indice PMI de Chicago de juillet à 15h15 et l’indice définitif Reuters-Université du Michigan de confiance du consommateur pour le même mois à 15h55.
A 14h45, le Cac 40 perd 1,07% à 3.612,81 points dans un volume d’affaires de 1,92 milliard d’euros échangés. A Londres, le Footsie cède 1% à 5.260,87 points et, à Francfort, le Dax plie de 0,60% à 6.097,60 points. Le contrat future septembre sur indice Dow Jones recule de 91 points à 10.318.
Le baril de brut léger américain cède 77 cents à 77,59 dollars dans le sillage du repli des marchés financiers au lendemain d’un rebond de 1,37 dollar. L’euro repart à la hausse à 1,3048 dollar en réaction au PIB américain.
Plus forte baisse du Cac 40, Lafarge recule de 4,48% à 41,54 euros. Le numéro un mondial du ciment a dégagé un bénéfice d’exploitation courant de 836 millions d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 5%. Le chiffre d’affaires augmente de 2% à 4,43 milliards. Le groupe a révisé en baisse sa prévision de variation de la demande mondiale de ciment comprise entre -1% et +3% cette année, contre 0% et +5% auparavant.
Dans son sillage, Saint-Gobain perd 3,08% à 32,27 euros en dépit de ses résultats et prévisions. Le spécialiste des matériaux de construction a vu son bénéfice net bondir de 291,4% à 501 millions d’euros au premier semestre. Le bénéfice net courant progresse de 176,2% à 580 millions. Les analystes de CA Cheuvreux tablaient sur 539 millions d’euros de profit et ceux CM-CIC Securities sur 540 millions. Le chiffre d’affaires s’est apprécié de 4,3% à 19,52 milliards d’euros, est également supérieur au consensus. La marge d’exploitation ressort à 7,4 %, en hausse de 2,4 points sur un an et de 0,7 point par rapport au second semestre 2009. Pour l’ensemble de l’exercice, le groupe confirme sa prévision d’une « forte croissance de son résultat d’exploitation » à taux de change constants, et d’un bénéfice du second semestre « légèrement supérieur » à celui du premier.
PPR plie de 1,22% à 101,10 euros. Le groupe de luxe et de distribution a fait état d’un bond de 86,8%, à 407 millions d’euros, de son bénéfice net des activités poursuivies hors éléments non courants au premier semestre. Le résultat opérationnel courant progresse de 20,7% à 708 millions d’euros et le chiffre d’affaires de 3,6% à 8,13 milliards.
En hausse en début de séance, Michelin baisse de 1,36% à 58,54 euros. Le fabricant de pneumatiques a dégagé un bénéfice net de 503 millions d’euros au premier semestre, contre une perte de 119 millions un an plus tôt. Le chiffre d’affaires progresse de 17% à 8,35 milliards. La marge opérationnelle a atteint un niveau record à 9,8%, contre 4% un an plus tôt. Le manufacturier confirme ses objectifs d’une croissance des volumes vendus supérieure à 10% cette année tout en prévenant que la hausse des prix des matières premières auront un impact négatif de 600 à 650 millions d’euros sur ses comptes du second semestre. Le groupe tentera de contrebalancer cet impact par des hausses de tarifs.
A l’inverse, Alcatel-Lucent progresse de 6,67% à 2,206 euros. L’équipementier télécoms a accusé une perte nette ajustée de 139 millions d’euros au deuxième trimestre, contre un bénéfice de 56 millions un an plus tôt. Le résultat d’exploitation est bénéficiaire de 28 millions, contre une perte de 62 millions. Le chiffre d’affaires ressort à 3,81 milliards d’euros, en repli de 2,4% sur un an, mais en hausse de 17,4% par rapport au premier trimestre. La marge brute ajustée ressort à 1,37 milliard d’euros, soit 36,1% des revenus. Le groupe se dit confiant pour le second semestre grâce à la croissance de son carnet de commandes et maintient ses perspectives pour l’ensemble de l’exercice.
EADS avance de 1,88% à 17,915 euros.Le groupe d’aéronautique et de défense a accusé une chute de 61% de son bénéfice net à 82 millions d’euros au deuxième trimestre. L’excédent brut d’exploitation recule de 51% à 323 millions d’euros et le chiffre d’affaires diminue de 3% à 11,3 milliards. La maison mère d’Airbus relève son objectif de chiffre d’affaires annuel à plus de 44 milliards d’euros et son objectif d’excédent brut d’exploitation à environ 1,2 milliard.
Schneider Electric gagne 1,33% à 87,55 euros. L’équipementier électrique a vu son bénéfice net plus que doubler à 735 millions d’euros au premier semestre. Le chiffre d’affaires s’apprécie de 10,5% à 8,57 milliards. Le groupe relève sa prévision de marge d’excédent brut d’exploitation 2010 à environ 15,5% avant coûts de restructuration et impact de consolidation d’Areva distribution.
Total prend 0,56% à 38,565 euros. Le géant du pétrole a publié un bénéfice net ajusté de 3 milliards d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 72%. Le groupe maintient son objectif de ratio d’endettement dans la fourchette de 25% à 30% à fin 2010. Total ajoute qu’il propose un acompte sur dividende de 1,14 euro par action, stable, au titre de 2010.
EDF engrange 0,40% à 32,60 euros. L’électricien a vu son bénéfice net diminuer de 46,9% à 1,65 milliard d’euros au premier semestre, incluant une provision pour risque de 1,1 milliard sur les activités nord américaines. L’excédent brut d’exploitation progresse de 4,4% à 10,4 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires diminue de 7,7% à 37,5 milliards. Le groupe, qui confirme ses objectifs annuels, annonce par ailleurs la cession de ses réseaux électriques britanniques à Hongkong Electric et Cheung Kong Infrastructure pour à 5,78 milliards de livres (6,9 milliards d’euros).
Renault gagne 0,82% à 32,92 euros. Le constructeur automobile a enregistré un bénéfice net de 823 millions d’euros au premier semestre, contre une perte de 2,71 milliards sur la même période de l’an dernier. La marge opérationnelle ressort à 780 millions d’euros, contre -620 millions et le chiffre d’affaires a progressé de 23,% à 19,66 milliards à données comparables.
En dehors du Cac 40, Casino plie de 1,77% à 65,34 euros. Le distributeur a mandaté Deutsche Bank en vue d’une éventuelle offre sur les actifs asiatiques de Carrefour, rapporte Reuters en citant des sources proches du dossier.
Plus forte baisse du SRD, CGGVeritas abandonne 7,16% à 14,525 euros. Le groupe de services pétroliers a dégagé un résultat net de 8 millions de dollars, contre une perte de 32 millions un an plus tôt. Le résultat opérationnel est stable à 37 millions de dollars. Le chiffre d’affaires a diminué de 7% à 647 millions de dollars et le carnet de commandes au 1er juillet est stable à 1,5 milliard.
Enfin, CNP Assurances abandonne 3,60% à 15,515 euros. Le groupe a annoncé une croissance de 8% de son bénéfice net à 542 millions d’euros au premier semestre. Le net courant avant plus-values augmente de 3,9% à 523 millions.


















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