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La prudence domine à Paris
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Las d’attendre un accord en Grèce, où les négociations, qui ont débuté en retard, s’annoncent laborieuses, les opérateurs, un temps assez confiants, ont finalement opté pour la prudence. A la clôture, le Cac 40 est globalement stable à 3.410 points (- 0,05 %) dans un volume de transactions inférieur à 3 milliards d’euros. Les banques et les valeurs cycliques se distinguent grâce à de bons indicateurs de conjoncture au niveau mondial.
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17 heures. C’est l’heure à laquelle la tendance a basculé et que le Cac 40 est revenu autour de l’équilibre. Les légers gains observés jusqu’alors ont en effet laissé place à un indice atone, qui termine la séance à 3.410 points (- 0,05 %), dans un volume de transactions de 2,92 milliards d’euros. Les discussions en Grèce peinent à avancer, et selon l’agence de presse Reuters les dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE) seraient divisés sur une éventuelle contribution à une restructuration de la dette hellène.
Sans cesse ajournée depuis lundi, la réunion, pourtant cruciale, entre les leaders des trois partis de la coalition a été décalée à deux reprises en l’espace de deux heures mercredi. Elle a finalement débuté à 17 heures (heure locale), soit 16 heures en France. Le Premier ministre grec, le socialiste Lucas Papademos (parti du Pasok), s’entretient depuis avec le conservateur Antonis Samaras (Nouvelle Démocratie) et le leader d’extrême droite Georges Karatzaferis (Laos) sur le texte renfermant les mesures d’austérité exigées par la Troïka, qui représente l’Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI). Et les négociations s’annoncent ardues, au point que certains font déjà le pari de leur échec. L’agence Reuters rapporte qu’un site d’informations a publié une lettre ouverte à M. Papademos lui demandant de « mettre fin à ce supplice de la goutte d’eau ». Cette méthode de torture d'origine chinoise consiste à faire tomber à intervalle régulier une goutte d'eau sur le front d'un prisonnier jusqu'à ce qu’il devienne fou. En cas de succès, ce programme de réformes sera déposé dès vendredi au parlement, en vue d'un vote d'urgence prévu pour dimanche.
Ailleurs en Europe, les indices terminent en ordre dispersé : le Footsie recule de 0,24 %, le Dax plie de 0,08 mais le FTSE Mib s’adjuge 1,08 %. La devise européenne se traite à 1,3258ace au dollar, après avoir touché 1,3289, niveau inédit depuis le 12 décembre. Sur le front du pétrole, le baril de Brent de la Mer du Nord se traite à 116 dollars.
Au chapitre des valeurs, les grandes cycliques ont encore le vent en poupe. Alcatel-Lucent s’adjuge ainsi 2,96 % à 1,497 euro.
Egalement sensible aux cycles économiques, ArcelorMittal avance de 4,25 % à 17,40 euros, toujours porté par sa prévision d’une amélioration de ses résultats au premier semestre. Sa filiale Aperam engrange 4,04 % à 17,11 euros alors qu’ING a relevé son objectif de cours de 16 à 20 euros.
Les banques terminent aussi dans le vert. Crédit Agricole progresse de 3 % à 5,421 euros et BNP Paribas de 1,16 % à 36,15 euros. Goldman Sachs a intégré cette dernière à sa liste de valeurs préférées (conviction buy list). Société Générale est stable à 23,845 euros (- 0,04 %).
Vinci s’adjuge 2,59 % à 37,785 euros. Le géant du BTP et des concessions a fait état d’une hausse de 10,7 % à 36,96 milliards d’euros de son chiffre d’affaires l’an dernier. Le résultat opérationnel sur activité progresse de 6,6 % à 3,66 milliards d’euros, soit une marge de 9,9 %, contre 10,3 % en 2010. Pour 2012, le groupe anticipe « au minimum une stabilisation de son activité » en raison des incertitudes économiques en Europe.
A l’inverse, Sanofi recule de 1,70 % à 55,57 euros, pénalisé par la prévision d’une contraction de son bénéfice par action cette année en raison de la concurrence des médicaments génériques. Le groupe pharmaceutique a vu son chiffre d’affaires progresser de 8,8 % à 8,5 milliards d’euros au quatrième trimestre. A taux de change constants, l’activité s’apprécie de 9,2 %. Le résultat opérationnel augmente de 11,3 % à 2,82 milliards d’euros et le bénéfice net de 13 % à 2,07 milliards. Pour 2012, le laboratoire table sur une contraction de son bénéfice par action de 12 à 15 % à taux de change constant par rapport à 2011.
EADS glisse de 1,85 % à 26,455 euros. Les autorités européennes s’apprêtent à étendre le processus d’inspection des A380 à l’ensemble de la flotte à la suite de la découverte de fissures sur les ailes de certains très gros porteurs, rapporte Reuters en citant des sources proches du dossier.
En dehors de l’indice vedette, Air France-KLM plie de 1,04 % à 5,057 euros. La grève des personnels du secteur aérien coûte de 8 à 10 millions d’euros par jour à la compagnie en termes de résultat d’exploitation, a déclaré un porte-parole du groupe.
Faurecia baisse de 2,04 % à 19,68 euros. L’équipementier automobile table sur un ralentissement en 2012. La filiale de Peugeot a publié un chiffre d’affaires de 8,04 milliards d’euros au second semestre, en hausse de 15 %. Le résultat opérationnel est ressorti à 311 millions d’euros, soit une marge de 3,9 %, contre 3,3 % un an plus tôt. Le bénéfice net augmente de 85 % à 185 millions d’euros. Le groupe table sur un ralentissement de la croissance de ses ventes en 2012 entre 16,3 et 16,7 milliards d’euros (+ 1 à + 3 %) et confirme viser un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros en 2015.
Nexans bondit de 9 % à 51,78 euros. Le câblier a accusé une perte nette de 178 millions d’euros l’an dernier, contre un bénéfice de 82 millions en 2010, en raison de provisions liées à une enquête des autorités européennes de la concurrence. Le chiffre d’affaires enregistre une croissance organique de 6,5 %, à 4,59 milliards d’euros à cours des métaux non ferreux constants, pour une marge opérationnelle de 5,6 %, contre 4,8% en 2010. Le groupe dit aborder 2012 avec confiance dans sa « capacité à continuer à progresser dans l’hypothèse du maintien de la conjoncture actuelle ».
Enfin, TF1 et M6 gagnent respectivement 4,94 % à 9,14 euros et 2,47 % à 13,68 euros : Bank of America Merrill Lynch a relevé sa recommandation sur les deux titres de « neutre » à « achat ».

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