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La Grèce s'enlise, Paris glisse
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Annoncé à plusieurs reprises comme imminent, l’accord sur la dette grecque tarde toujours se concrétiser. Ce qui pèse sur les marchés d’actions. A Paris, le Cac 40 se contracte de 0,66 % à 3.405,27 points, après quatre séances consécutives de hausse. Le volume de transactions atteint difficilement 2,4 milliards d’euros. Les banques et les cycliques paient le plus lourd tribut au repli du marché : Société générale et Vallourec perdent 2,89 %.
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Les discussions en Grèce s’enlisent… et continuent de mettre à rude épreuve la patience des partenaires européens d’Athènes et de ses créanciers. Nicolas Sarkozy appelle à régler « une bonne fois pour toutes » la crise grecque, cependant qu’Angela Merkel rappelle que « le temps presse ». Pour la chancelière allemande, arrivée à Paris lundi matin pour présider le 14ème conseil des ministres franco-allemands avec le président français, « il ne peut y avoir de nouveaux programmes pour la Grèce s’il n’y a pas d’accord avec la Troïka », qui regroupe les bailleurs de fonds publics d'Athènes, à savoir la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI). Ces derniers se montrent de plus en plus pressants, et considèrent comme indispensables au déblocage du second plan d’aide, vital pour Athènes, de 130 milliards d’euros les deux mesures suivantes : d’une part, la réduction des dépenses publiques, d’autre part, la mise en œuvre de dispositions permettant d'abaisser le coût du travail.
Pressenti comme imminent depuis quelques jours, l’accord avec les créanciers privés tarde aussi à se concrétiser. Initialement prévue ce lundi, la réunion des responsables des principaux partis de la coalition au pouvoir en Grèce a été décalée à mardi. Ils devront se prononcer sur les mesures exigées par les bailleurs internationaux du pays pour valider un nouveau plan d’aide.
Les grandes places boursières européennes marquent le pas lundi. Après quatre séances de hausse consécutive, le Cac 40 parisien recule de 0,66 % à 3.405,27 points, dans un faible volume de transactions de 2,43 milliards d’euros. A Francfort, le Dax est stable à 6.764 points (- 0,03 %), et le Footsie à Londres se contracte de 0,15 % à 5.892 points. Outre-Atlantique, les opérateurs, également inquiets sur les événements en Europe, optent pour la prudence : le Dow Jones est en retrait de 0,32 % à 12.821 points, et le Nasdaq Composite plie de 0,30 % à 2.897 points.
Côté changes, l’euro, après avoir refluer, remonte 1,3134 dollar. Sur le front du pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord oscille autour d’un nouveau plus haut de trois mois à 114,73 dollars (+45 cents), toujours soutenu par la montée des tensions entre l’Iran et les pays occidentaux.
Au chapitre des valeurs, les banques subissent des prises de bénéfices, doublement affectées par l’absence de solution à la crise grecque et les informations du Financial Times affirmant que l’Autorité Bancaire Européenne pourrait juger non crédible et rejeter la moitié des plans de recapitalisation présentés par les banques fin janvier 2012. A la cloche, Société Générale recule de 2,89 % à 23,55 euros, BNP Paribas de 0,60 % à 34,99 euros et Crédit Agricole de 2,67 % à 5,18 euros. La banque verte réfléchit à un nouveau modèle économique pour sa division de banque de financement et d’investissement (BFI), modèle qui lui permettra de poursuivre ses projets dans ce domaine malgré l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation plus contraignante, a déclaré le directeur général Jean-Yves Locher au Financial Times.
Les valeurs cycliques font aussi l’objet de dégagements bénéficiaires après avoir été portées par de bons indicateurs économiques en Europe et aux Etats-Unis la semaine dernière. Lafarge perd 2,12 % à 31,83 euros, ArcelorMittal 2,36 % à 16,16 euros, Peugeot 2,30 % à 15,935 euros et Michelin 0,84 % à 54,34 euros. HSBC a dégradé le titre du fabricant de pneumatiques de « surpondérer » à « neutre ».
EADS glisse de 1,13 % à 27,23 euros. Sa filiale Airbus a reçu 91 commandes d’appareils en janvier, dont 52 pour l’avion A320. Parallèlement, l’avionneur a livré 37 appareils.
A contrario, Renault gagne 2,73 % à 37,075 euros. L’allemand Daimler réfléchit à une extension de sa coopération avec le groupe français à la construction de grosses camionnettes, a déclaré Volker Mornhinweg, responsable de ces activités, au magazine Automobilwoche.
EDF cède 0,19 % à 18,47 euros. L’électricien fera face « sans problème » aux pics de consommation d’électricité dus à la vague de froid qui frappe la France, a déclaré Henri Proglio, PDG du groupe, au Journal du Dimanche. Un sommet historique de consommation devrait vraisemblablement être atteint dès lundi soir.
En dehors du Cac 40, Air France-KLM abandonne 4,14 % à 5,12 euros. La compagnie aérienne a annulé les deux tiers des vols prévus ce lundi en raison d’un mouvement de grève. Plusieurs syndicats des personnels du transport aérien et le SNPL, qui représente les pilotes, ont appelé vendredi à une grève de quatre jours à compter de lundi afin de marquer leur refus à la proposition de loi UMP d’instaurer un service minium dans le secteur.

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