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La dette grecque peut encore exploser, selon un rapport UE-FMI

21/02/12 à 15:37 - REUTERS | 4 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

Le ratio dette/PIB pourrait remonter à 160%
Contradiction entre mesures d'austérité et objectifs de croissance
Risques de résistance politique et d'inertie bureaucratique

par Jan Strupczewski

BRUXELLES, 21 février (Reuters) - Le plan d'aide à la Grèce peut encore dérailler et la dette grecque exploser pour atteindre des niveaux ingérables d'ici 2020, selon un rapport confidentiel rédigé par la "troïka" des créanciers internationaux du pays.

Cette analyse de neuf pages datée du 15 février et rédigée par des experts de l'Union européenne (UE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) a servi de document de travail aux ministres des Finances de la zone euro lors des discussions qui ont mené à l'adoption d'un nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros dans la nuit de lundi à mardi.

Le document, auquel Reuters a eu accès lundi soir, met en doute la capacité d'Athènes à remettre ses finances publiques en ordre et prédit qu'il faudra à la Grèce un supplément d'aide si elle doit ramener sa dette à 120% du PIB d'ici 2020.

Dans le cas contraire, la dette grecque pourrait exploser et atteindre de nouveau 160% du PIB d'ici cette date, soit un retour à son niveau actuel, préviennent les experts.

"Il y a une tension fondamentale entre les objectifs du plan (d'aide) de réduire la dette d'un côté et d'améliorer la compétitivité de l'autre, dans la mesure où la dévaluation interne requise pour restaurer la compétitivité de la Grèce conduira inévitablement à un ratio dette/PIB plus élevé à moyen terme", souligne le rapport.

"Compte tenu des risques, le programme grec restera exposé à des dérapages, la question de sa viabilité restant posée", poursuit le document.

 

RÉFORMES IMPOPULAIRES

Les experts se disent particulièrement préoccupés par le fait qu'un report des réformes économiques structurelles très impopulaires et des privatisations réclamées à la Grèce pourrait aggraver la récession qui frappe le pays depuis cinq ans.

"Cela conduirait à infléchir vers le haut la trajectoire de la dette, au risque de la laisser à 160% du PIB en 2020", préviennent-ils.

L'accord conclu par les ministres de l'Eurogroupe prévoit de ramener la dette grecque à 120,5% du PIB d'ici 2020 grâce à un nouveau programme de prêts publics de 130 milliards d'euros et à une restructuration de la dette détenue par les créanciers privés. Ceux-ci ont accepté une décote de 53,5% sur leurs obligations grecques dans le cadre d'un échange de titres qui permettra d'effacer plus de 100 milliards de dette d'Athènes.

La BCE et les banques centrales nationales de la zone euro participeront également au plan en renonçant à certains bénéfices réalisés sur les titres grecs qu'elles détiennent.

A la lecture du rapport, le scénario de base sur lequel tablent les ministres des Finances européens pour parvenir à leur objectif apparaît des plus fragiles.

"Les autorités grecques pourraient ne pas être capables de fournir les réformes structurelles et les ajustements politiques au rythme escompté", disent les experts.

 

BESOIN D'AIDE SUPPLÉMENTAIRE

Utilisant un jargon technocratique consacré, ils estiment que les "agents économiques" (les salariés) pourraient résister aux réductions de salaires et à davantage de flexibilité, que de "forts bénéficiaires des droits acquis" pourraient continuer à s'opposer à l'ouverture de certaines professions et à la libéralisation du marché, ou encore que la bureaucratie pourrait continuer à entraver les réformes.

Le plus grand danger réside cependant dans une possible incapacité de la Grèce à tenir ses objectifs, disent les experts, qui énumèrent une série d'écueils possibles.

Si l'excédent budgétaire primaire (avant déduction du paiement des intérêts de la dette) ne dépasse pas 2,5% du PIB, contre -1% en 2012, la dette ne cessera d'augmenter.

Si les revenus des privatisations n'atteignent que 10 milliards d'euros en 2020, au lieu des 46 milliards escomptés, la dette atteindra 148% du PIB.

Si la croissance économique est supérieure à 1% par an jusqu'en 2020, la dette tombera à 116% du PIB, mais si elle reste inférieure à cette marque, elle montera à 143%.

Si les taux d'intérêt d'emprunt du Fonds européen de stabilité financière augmentent de 100 points de base, la Grèce, qui dépend de ce financement, verra enfin sa dette atteindre 135% en 2020.

Conclusion du rapport: "Les résultats montrent un besoin d'aide supplémentaire de la part des secteurs public ou privé pour infléchir vers le bas la trajectoire de la dette."

 

(Wilfrid Exbrayat et Tangi Salaün pour le service français, édité par Gilles Trequesser)



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Commentaire(s)

 

 

 

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leur

 

Peuple Grec ou Français - 22/02/2012 à 09:31

A force de ne pas réduire leur déficit et à en croire certain à force de masquer la réalité d'une dette de 380 milliards les grecs vont en baver quant aux français qui ont un déficit chronique de 100 milliards et une dette de 1800 milliards pour autant qu'elle soit réellement connue comme celle des grecs devrait juste se poser la question pourquoi faut-il croire nos politiques et critiquer le peuple grec . Si les français étaient un tout petit peu réaliste ils devraient demander aux politiques DANS TON PROJET TU RÉDUIS LE DÉFICIT EN COMBIEN DE TEMPS ET POURQUOI PAS TOUT DE SUITE .
cela permettra aux français de s'assurer que la dette n'est que de 1800 milliards auxquels s'ajoutent 58 milliards de frais financiers .

 

 

 

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chance

 

Grece... - 22/02/2012 à 01:28

Je vois très clairement qu'on ne fait pas confiance à la grece dans le cadre de la maîtrise de son endettement et son retour à la compétitivité pour les années à venir...On pense qu'on s'y est pris trop tard pour lui venir en aide...Et je pense aussi la même chose...Gérer un dossier comme celui-ci ce n'est pas detout simple...C'est une charge très lourde qui engage l'avenir de tout une population...Ce dossier va couter très cher à l'europe parcequ'elle fait tout pour ne pas déclarer le pays en faillite ce qu'elle aurait dû faire au préalable...En terme de coût ça lui reviendrait moins cher...Elle a sans doute voulu faire jouer le principe de la solidarité financière entre pays membres d'une même famille...Mais seulement ce principe n'est pas adapté pour des dossiers aussi lourds que celui là car il présente trop de risques...

 

 

 

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PIERREHERRY692

 

MARC - 21/02/2012 à 18:03

Tu as raison . Les politiques le savent mais , ne nous disent rien ! De toute façon , c'est trop tard .Il fallait agir avant . Le peuple Grec est maintenant "étranglé " , je parle surtout des petits qui vont se serrer la ceinture et qui ne consommeront pas . Terrible de voir que nos dirigeants européens , trop bien payés , ont étés incompétents sur ce dossier . Il fallait agir bien plus tôt ,mais le mal est fait !

 

 

 

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MARCTOUCHAUD28

 

grece - 21/02/2012 à 15:55

il n y aura pas besoin d attendre 2020 pour leur donner encore du fric se sera des 2013 pour encore 100 milliards

 

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