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La Bourse de Paris perd plus de 1%, les yeux restent rivés sur la Grèce
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Paris termine la semaine sur un repli de plus de 1%, alors que l’attente devient interminable du côté de la Grèce, où la coalition au pouvoir a donné de nouveaux signes de fragilité. La confiance du consommateur américain s’est par ailleurs dégradée. En clôture, le Cac 40 perd 1,51% à 3.373,14 points. Les financières ont logiquement été les plus affectées.
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Dernière séance de la semaine en baisse à la Bourse de Paris. Tout au long de la journée, le marché a continué de vibrer au son des dernières nouvelles émanant de la Grèce. Alors que l’Eurogroupe a sommé hier Athènes de ratifier le paquet de mesures proposées lors de la réunion du Parlement prévue dimanche et de présenter pour 325 millions d’euros de nouvelles mesures de réductions des dépenses au plus tard mercredi, date du prochain Eurogroupe, on apprenait en début d’après-midi qu’un des chefs de file de la coalition au pouvoir pourrait ne pas voter pour le nouveau plan d’aide. Les quatre ministres de ce parti d’extrême droite, le LAOS, ont par ailleurs présenté leur démission du gouvernement, selon l’agence de presse ANA. Le parti LAOS ne compte que 15 députés parmi les 300 du Parlement grec, ce qui signifie qu’un rejet du plan de sauvetage de sa part, qui doit permettre le versement de 130 milliards supplémentaires à Athènes, n’aurait pas d’incidence sur son adoption. Mais ce potentiel refus jette un peu plus de discrédit sur ce dossier dont on attendait déjà l’issue il y a déjà deux semaines.
Autre rendez-vous du jour, celui de la confiance du consommateur américain. Elle s’est dégradée plus que prévu en février, l’indice provisoire Reuters Université du Michigan reculant de 2,5 points à 72,5, contre 74,5 anticipés par les analystes. Le déficit commercial s’est quant à lui creusé à 48,80 milliards de dollars en décembre, après 47,06 milliards en novembre. Sur l’ensemble de 2011, il a atteint 558,02 milliards de dollars, niveau le plus élevé depuis 2008.
Dans ce contexte, le Cac 40 recule en clôture de 1,51% à 3.373,14 points dans un volume d’affaires de 3,07 milliards d’euros. Ailleurs en Europe, le Dax de la Bourse de Francfort perd 1,38% et à Londres, le Footsie cède 0,73%. A New York, le Dow Jones baisse de 0,92%.
Du côté des matières premières, le baril de Brent de la mer du Nord corrige de 1,15 dollar à 117,45 après avoir touché un plus haut de six mois à 118,59. La demande globale de pétrole devrait croître de moins de 1% en 2012, selon l’estimation de l’Agence internationale de l’énergie, qui abaisse ainsi sa prévision pour le sixième mois d’affilée en raison de la faiblesse de l’économie mondiale. Concernant les devises, l’euro rechute à 1,3186 dollar, contre 1,3286 hier soir.
Les valeurs financières sont les principales contributrices à la baisse du marché, en raison de leur exposition à la dette grecque et à celle d’autres pays de la périphérie de la zone euro. Société Générale recule de 7,48% à 23,25 euros, Crédit Agricole de 4,84% à 5,327 et BNP Paribas de 4,09% à 35,05.
ArcelorMittal abandonne 3,65% à 16,88 euros alors que le suédois SSAB a publié des résultats décevants en raison de la faiblesse de la demande en Europe. Nomura a dégradé le secteur européen de la sidérurgie de positif (bullish) à neutre.
Parmi les autres valeurs cycliques, Lafarge perd 3% à 31,88 euros, Saint-Gobain 2,89% à 34,77, Peugeot 3,19% à 15,46 et Renault 2,74% à 36,04.
En hausse ce matin, Michelin lâche 3,03% à 53,04 euros. Le fabricant de pneumatiques a dégagé un chiffre d’affaires de 20,71 milliards d’euros en 2011, en hausse de 15,8%. Le résultat opérationnel progresse de 9,4% à 1,94 milliard d’euros et le bénéfice net de 39% à 1,46 milliard. Le groupe propose de verser un dividende de 2,10 euros par action. Il confirme ses objectifs de chiffre d’affaires et de cash flow libre pour la période 2011-2015 et annonce un programme d’amélioration de la compétitivité sur 5 ans d’environ 1 milliard d’euros. Enfin, Jean-Dominique Senard succèdera à Michel Rollier, démissionnaire, au poste de président à l’issue de l’assemblée générale du 20 mai prochain.
Total cède 1,37% à 40,58 euros. Le géant pétrolier a fait état d’un résultat net ajusté de 11,4 milliards d’euros en 2011, soit une progression de 11%. La production est restée stable à 2,38 millions de barils par jour sur les trois derniers mois de l’année. Les marges de raffinage se sont « sensiblement améliorées », précise le groupe en ajoutant qu’il entend poursuivre ses cessions d’actifs non stratégiques. Il confirme ainsi qu’il cèdera le solde de sa participation dans Sanofi d’ici la fin de l’année, opération qui représenterait environ 2 milliards d’euros. Il propose enfin un dividende de 2,28 euros par action, inchangé par rapport à celui versé au titre de l’exercice 2010.
GDF Suez baisse de 3,67% à 19,55 euros au lendemain de la présentation de perspectives jugées décevantes pour 2012. CA Cheuvreux et SG Cross Asset Research ont abaissé leurs objectifs de cours sur le titre de 21 à 19 euros pour le premier et de 28 à 25 euros pour le second, tandis que Natixis a dégradé la valeur de « neutre » à « alléger ».
Contre la tendance, Alcatel-Lucent bondit de 12,13% à 1,682 euro, dopé par son retour aux bénéfices en 2011 après cinq années de pertes. L’équipementier télécoms a dégagé un profit net de 1,095 milliard d’euros, soit 0,42 euro par action. Le chiffre d’affaires progresse de 1,9% à 15,69 milliards d’euros à taux de change constants. Le résultat d’exploitation ajusté ressort à 610 millions d’euros. Pour 2012, le groupe vise une croissance de la marge d’exploitation ajustée supérieure à celle de l’an dernier et compte atteindre un niveau positif élevé de trésorerie nette à la fin de l’exercice.
En dehors du Cac 40, Rexel gagne 1,44% à 15,47 euros. Le distributeur de matériel électrique a publié un chiffre d’affaires de 12,7 milliards d’euros au titre de l’exercice 2011, en hausse de 6,3%. Hors impact de l’évolution des prix du cuivre, l’activité progresse de 4,5%. Le résultat opérationnel augmente de 23% à 597 millions d’euros et le résultat net de 39% à 319 millions. Le groupe propose un dividende de 0,65 euro par action, en hausse de 62,5%. Pour 2012, il se dit prudent en raison d’une visibilité limitée, mais confiant dans sa capacité à dégager une croissance organique de ses ventes hors effet cuivre supérieure à la croissance moyenne pondérée des économies des pays où il est présent.

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