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La BCE toujours divisée sur la manière d'aider la Grèce-sources
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Pas de consensus à la BCE sur une contribution à la restructuration
Mario Draghi n'a pas encore dévoilé sa position
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FRANCFORT, 8 février (Reuters) - Les dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE) restent divisés sur une éventuelle contribution de l'institut d'émission à une restructuration de la dette grecque, ont déclaré mercredi deux sources de la zone euro.
L'information a fragilisé les marchés d'actions, les Bourses européennes se retournant pour clôturer en baisse tandis que Wall Street évoluait également en baisse après une ouverture stable.
Si le secteur privé s'est déjà engagé à déprécier la valeur de ses titres de dette grecque, Athènes et les banques commerciales exhortent la BCE à supporter une partie du coût de la restructuration en cours afin que la dette grecque redevienne tenable.
La BCE a pour le moment exclu d'accepter une décote de ses titres obligataires grecs mais étudie d'autres moyens de contribuer au renflouement de la Grèce. Elle pourrait notamment restituer à Athènes les plus-values perçues sur les obligations grecques qu'elle détient, ce qui lui permettrait de contourner l'interdiction de financer directement des Etats.
Elle pourrait ainsi céder ces titres au Fonds européen de stabilité financière (FESF) à leur prix d'achat, à charge pour le FESF de rétrocéder l'écart à Athènes.
Mais pour ce faire, les 23 membres du Conseil de gouvernance de la BCE doivent trouver un terrain d'entente, or certains d'entre eux se sont montrés réticents à l'idée d'une contribution de la BCE.
"Il n'y a pas encore d'accord. Certains membres du Conseil s'y opposent", a dit l'une des deux sources, qui a précisé que le président de la banque centrale Mario Draghi n'a pas encore exprimé son opinion.
"Pour ce que je sais, aucune décision officielle n'a été prise", a renchéri une seconde source.
DOUTE SUR L'EFFICACITÉ DES SOLUTIONS ENVISAGÉES
Le Wall Street Journal avait plus tôt rapporté que la BCE avait fait des concessions sur ses titres de dette grecque afin de contribuer à la réduction du fardeau supporté par Athènes et permettre un retour du ratio d'endettement grec à 120% d'ici 2020, contre 160% aujourd'hui.
La BCE, devenue au fil des mois le premier créancier de l'Etat hellénique, a déboursé pour acquérir ses titres obligataires grecs 11 milliards de moins que leur valeur faciale.
Cette différence correspondrait peu ou prou au montant nécessaire pour permettre un retour du ratio d'endettement grec à 120% d'ici 2020, selon les analystes.
Athènes, qui doit rembourser en mars 14,5 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance, doit trouver dans l'urgence un accord de restructuration de sa dette afin de s'assurer un deuxième plan de sauvetage international et ainsi éviter un défaut de paiement "désordonné".
Dans cette optique, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a convoqué les ministres des Finances de la zone euro jeudi à 17h00 GMT à Bruxelles afin de décider des grandes lignes d'un nouveau plan d'aide à la Grèce, a-t-on appris mercredi dans un communiqué.
Mais certains responsables de l'Union européenne s'interrogent désormais de la capacité de la Grèce à s'en sortir, même si un accord était trouvé.
Le niveau d'endettement de la Grèce ne sera pas tenable si le niveau de la décote sur sa dette est limité à 70%, a prévenu de son côté l'agence de notation Standard & Poor's.
S&P, qui note actuellement la dette grecque "CC" avec perspective négative, a indiqué qu'elle prévoyait d'abaisser cette note à défaut sélectif pour une durée temporaire, le temps que le gouvernement parachève l'accord sur l'échange de dette. (Paul Carrel, Catherine Monin pour le service français, édité par Nicolas Delame)

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