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L'Espagne renoue avec la syndication
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L'Espagne pense emprunter deux à trois milliards d'euros
Nouveau signe d'un retour de la confiance (Actualisé avec montant du livre d'ordre §5)
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par Helene Durand et Natalie Harrison
LONDRES, 8 février (Reuters/IFR) - L'Espagne doit mettre à prix ce mercredi son premier emprunt syndiqué depuis près d'un an, signe d'un retour progressif de la confiance envers la dette souveraine des pays 'périphériques' de la zone euro.
Barclays Capital, BBVA, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Santander et SG CIB sont chefs de file d'une émission à échéance janvier 2022, coupon de 5,85%, à un spread indicatif de 35 points de base au-dessus de l'encours avril 2021 existant.
C'est la première fois depuis un emprunt de quatre milliards d'euros à 14 ans émis en mars 2011 que Madrid recourt à un syndicat bancaire.
"C'est prudent, dans le bon sens du terme", commente un banquier, hors du syndicat. "Choisir six chefs de file et émettre une nouvelle tranche plutôt qu'un nouvel emprunt devrait assurer la réussite de l'opération."
L'Espagne espère retirer deux à trois milliards d'euros de cette émission. Le livre d'ordres est supérieur à 4,5 milliards d'euros, selon une des banques chefs de file de l'opération.
L'Etat espagnol comptait procéder à une émission syndiquée à dix ans après l'été 2011 mais jusqu'à présent le projet était resté lettre morte.
Les différentes adjudications auxquelles l'Espagne a procédé couvrent 20% environ de ses besoins de financement de l'année. Ces adjudications ont été bien reçues, rendant les banquiers plus optimistes envers un pays qui avait vu lui aussi ses rendements obligataires atteindre des niveaux insoutenables.
Depuis, le rendement du 10 ans est revenu à un niveau un peu plus facile à gérer, terminant à 5,04% mardi.
"Le prix paraît bon", dit un autre banquier qui ne participe pas à l'émission. "Le marché est plutôt d'humeur à prendre des risques, avec des dégagements raisonnables sur le Bund, donc c'est le bon moment pour y aller. A 2 ou 3 milliards d'euros, c'est une grosse opération mais le marché peut se permettre de l'absorber". (Wilfrid Exbrayat et Danielle Rouquié pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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