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L'envolée du coût de la dette menace la Grèce/Papandréou

18/03/10 à 18:02 - REUTERS | 0 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

Papandréou dit que la hausse du coût de l'emprunt compromet la réduction des déficits
Les marchés doutent à nouveau de l'aide de l'UE
Athènes qualifie de "ridicules" des infos sur un appel prochain à l'aide du FMI

(ajouts et actualisations §6-7-9-12 et 13)

par Marcin Grajewski et Paul Hoskins

BRUXELLES, 18 mars (Reuters) - La Grèce a pressé jeudi l'Union européenne de s'engager clairement sur une aide la semaine prochaine, en soulignant qu'elle pourrait être incapable de mener à bien son programme de réduction des déficits si ses coûts d'emprunt restaient élevés.

Elle a cependant formellement rejeté des informations de presse selon lesquelles elle pourrait demander dès le début du mois prochain l'aide du Fonds monétaire international (FMI).

"Cet (article) est ridicule", a déclaré à Reuters le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou.

"Nous avons dit depuis le début que toutes les options étaient envisagées (..) Nous ne sommes pas plus proches du FMI aujourd'hui (qu'auparavant). Ces informations sont tout simplement stupides."

La possibilité de voir Athènes se tourner vers le FMI, initialement évoquée par un article de l'agence Dow Jones (voir,

Il a néanmoins assuré que la Grèce ne réclamait aucune assistance financière, qu'elle ne ferait pas faillite et qu'elle ne ne sortirait pas de la zone euro.

George Papandréou espère qu'un soutien visible de l'UE entrainera une baisse du coût du crédit et rendra inutile une sollicitation de la Grèce pour une aide financière auprès du FMI.

 

LA MENACE D'UN RECOURS AU FMI

Selon la Daily Telegraph, la Grèce pourrait se tourner vers le FMI en empruntant de l'argent auprès de l'institution à un taux d'intérêt de 3,25%, soit un chiffre inférieur d'au moins un point de pourcentage à celui d'une aide éventuelle de l'UE.

Certains analystes estiment cependant que le spectre de la première intervention du FMI dans la zone euro est davantage une tactique pour accroître la pression sur les partenaires européens de la Grèce afin de parvenir à un accord sur un mécanisme de sauvetage.

Pour autant, des sources du gouvernement allemand ont indiqué que Berlin ne verrait plus, comme initialement, d'un mauvais oeil une intervention de l'institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn auprès de la Grèce.

Des diplomates européens ont déclaré que cette situation traduisait les pressions politiques et juridiques en Allemagne contre un sauvetage de la zone euro en faveur de la Grèce, et constitue peut-être aussi une tentative de contre des tactiques grecques, en suggérant que la carte du FMI n'est pas une arme nucléaire.

Néanmoins, certains membres de l'UE, notamment la France, considèreraient comme un échec majeur de l'unité politique et monétaire de l'Europe si l'un des leurs était amené à solliciter une aide financière à l'extérieur.

Pour un graphique sur la crise de la dette dans la zone euro:

http://r.reuters.com/fyw72j

(Le lien vers les graphiques est valide jusqu'à la fin du mois en cours.)

(avec George Georgiopoulos et Angeliki Koutantou à Athènes, Timothy Heritage à Bruxelles et William James à Londres, Alexandre Boksenbaum-Granier et Catherine Monin pour le service français, édité par Marc Angrand)



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