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Invesco fait preuve de prudence
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Bernard Aybran, directeur de la multigestion d'Invesco AM, remarque que "les flux de capitaux continuent à se diriger massivement vers les obligations. Les sorties de capitaux en provenance des fonds monétaires n'alimentent que marginalement les marchés actions. La confiance des investisseurs vis-à-vis de cette classe d'actifs n'est pas revenue." En janvier, les portefeuilles diversifiés d'Invesco sont devenus plus prudents, avec une exposition aux actions comprise entre 10 % et 15 % contre 30 % au cours du dernier trimestre 2009. Dans un contexte de retour de l'aversion au risque, la position de change sur le dollar a été accrue et les valeurs de santé et de biens de consommation ont été privilégiées.
"Pour les semaines à venir, la prudence doit prévaloir, estime Bernard Aybran. Voir un marché reculer sur de bonnes nouvelles doit pousser à la prudence. La réaction aux dernières publications de résultats est caractéristique de ce point de vue. Alors que les entreprises cotées semblent aborder 2010 en bonne santé, les comptes publics occidentaux paraissent toujours plus fragiles. Et le moral des investisseurs pourrait suivre."
Au sein des actions, ce stratégiste met l'accent sur l'Europe et les émergents au détriment de Wall Street et du Japon. Ses thématiques privilégiées sont la technologie et la santé aux Etats-Unis, la dette privée de bonne qualité et la dette émergente en devise locale.
L'avis d'Investir
Il est évidemment impossible de savoir si, à très court terme, le plancher a été atteint, mais nous restons positifs sur les actions pour l'ensemble de l'année. Les places européennes, qui ont plus baissé que Wall Street, nous semblent effectivement intéressantes, d'autant que la hausse du dollar réduit l'intérêt des actions américaines pour l'investisseur de la zone euro et accroît la compétitivité des entreprises du Vieux Continent. Nous restons aussi surpondérés sur les actions émergentes en raison d'un contexte économique bien meilleur que dans les pays développés. A propos des thématiques, nous sommes favorables à la santé, qui fera l'objet d'un article dans le prochain hebdomadaire, et à la technologie, sur laquelle nous reviendrons en fin de mois. Nous surpondérons également les obligations émergentes en devise locale, mais pas la dette privée de bonne qualité, où les spreads sont revenus à des niveaux quasiment normaux alors même que le risque de renchérissement des taux longs est élevé. Nous préférons le créneau du haut rendement et les obligations convertibles.





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