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Grèce-La BCE ouvre la porte à une aide indirecte
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Des profits versés indirectement à la Grèce - Draghi
Evoque des signes provisoires de stabilisation de l'économie
Maintien des taux directeurs, le taux refi reste à 1,0%
LEAD 6-Feu vert des partis grecs à une nouvelle cure d'austérité
PRINCIPAUX EXTRAITS de la conférence de presse de Mario Draghi
Série de graphiques sur la BCE
Graphique sur les niveaux de liquidité de la zone euro
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par Eva Kuehnen
FRANCFORT, 9 février (Reuters) - Le président de la Banque centrale européenne (BCE) a ouvert jeudi la porte à une aide indirecte à la Grèce, après l'acceptation par les partis politiques grecs des mesures d'austérité, préalable obligé au déblocage d'un deuxième plan d'aide.
La Grèce, qui a besoin de ce plan pour éviter un défaut désordonné, a demandé à la BCE de restituer ses profits sur ses avoirs obligataires grecs, ce qui pourrat représenter au moins 12 milliards de dollars.
Le plan d'austérité avalisé par la classe politique grecque, combiné à une importante décote que devraient consentir les créanciers privés d'Athènes sur leurs obligations grecques et à un éventuel coup de main de la BCE, doit permettre de ramener l'endettement de la Grèce à un ratio représentant 120% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2020, contre 160% aujourd'hui.
Mario Draghi a déclaré qu'un accord entre la Grèce et les créanciers privés sur un échange de dette était proche.
Ceci étant dit, les bailleurs de fonds pensent que le deuxième plan d'aide de 130 milliards d'euros pour la Grèce, dont les grandes lignes ont été définies en octobre, n'est plus suffisant pour remettre le pays sur les rails.
Lors d'une la conférence de presse qui a suivi la décision de la BCE de laisser son taux directeur inchangé à son plus bas historique de 1%, Mario Draghi est longtemps resté muet sur ce que pourrait l'institut d'émission pour Athènes avant de dire à la toute fin que la BCE pourrait distribuer aux Etats les bénéfices tirés des avoirs obligataires grecs.
Les Etats de la zone euro pourraient aller transférer cet argent à la Grèce et la BCE n'enfreindrait pas l'interdiction de financer les pays.
"Le FESF c'est l'Etat. Donc si la BCE donne de l'argent à l'Etat, c'est du financement monétaire. Si la BCE distribue une partie de ses bénéfices à ses Etats membres suivant une clé de répartition, ce n'est pas du financement monétaire", a dit Mariod Draghi.
Cette clé de répartition mesure la participation des pays membres aux financements de la BCE en fonction de leur population et de leur taille économique. Les pays pourraient décider ou pas de transférer à la Grèce les profits reçus de la BCE.
RIEN SUR UNE PROCHAINE BAISSE DES TAUX
La BCE a consacré quelque 38 milliards d'euros à l'achat de titres obligataires grecs, qui ont une valeur faciale de 50 milliards d'euros, et l'institution a également perçu des intérêts sur certains de ses titres.
"S'agissant de la Grèce, la BCE semble disposée à mettre son bénéfice potentiel tiré de ses avoirs grecs à la disposition de ses actionnaires", a noté Christian Schulz, économiste chez Berenberg Bank.
A la suite de l'accord conclu en Grèce, l'euro est monté à un plus haut de deux mois face au dollar, à plus de 1,33 pour un euro.
La monnaie unique est ensuite repassé sous cette barre après que le ministre néerlandais des Finances Jan Kees De Jager a déclaré qu'aucun accord défintif sur le second plan de renflouement de la Grèce ne serait conclu ce jeudi lors de la réunion de l'Eurogroupe.
De son côté, un porte-parole du Fonds monétaire international a déclaré que le FMI et les autorités grecques poursuivaient leurs discussions sur les modalités d'un plan de renflouement à la suite de l'accord intervenu entre les partis politiques du pays.
Hormis le cas grec, Mario Draghi, qui assistera à la réunion de l'Eurogroupe, a fait état de signes provisoires de stabilisation de l'économie.
Mais le président de la BCE s'est voulu prudent, ce qui n'exclut pas une éventuelle baisse du taux de refinancement sous son plus bas record de 1,0%.
"Les indicateurs disponibles confirment quelques signes provisoires de stabilisation de l'activité économique à un niveau bas au tournant de l'année. Mais les perspectives économiques restent sujettes à un degré élevé d'incertitudes et des risques baissiers", a-t-il dit.
Une enquête réalisée par Reuters auprès de 57 économistes montre que la BCE maintiendra ses taux d'intérêt en mars et pourrait bien les laisser inchangés pour le restant de l'année.
La BCE a injecté 489 milliards d'euros dans le système bancaire lors de la LTRO de décembre et Draghi a estimé qu'un montant équivalent pourrait être servi lors de celle de la fin du mois. La BCE a parallèlement annoncé un nuvel assouplissment de ses règles de collatéral.
Au sujet de l'évolution future des taux d'intérêt, Mario Draghi a déclaré "franchement, nous n'avons pas discuté de modification présente ou à venir des taux d'intérêt".
Voir aussi :
http://link.reuters.com/neg32s
http://link.reuters.com/qeq25s
http://link.reuters.com/nak93s (Marc Joanny et Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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