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Faut-il imposer une cure minceur aux banques ?

02/11/09 à 17:43 - investir.fr | 3 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

Les banques, qui, voilà un an, ont failli envoyer par le fond la planète financière tout entière, et avec elle l’économie mondiale, font depuis, presque chaque semaine, la une de la presse. La semaine écoulée n’a pas échappé à la règle. Elle nous a appris pour commencer que la barre aussi saisissante que symbolique des 100 faillites bancaires avait été franchie aux Etats-Unis, avec l’annonce dans le week-end de trois défaillances de petits établissements en Floride et d’une dans l’Etat du Wisconsin, comme dans celui du Minnesota et de l’Illinois. Elle nous a révélé ensuite l’existence d’un projet – manifestement mort-né – de mariage à trois entre les groupes Crédit Agricole, Société Générale et l’assureur mutualiste Groupama. Echafaudé par le premier, qui est ni plus ni moins, par la taille, la première de nos banques de réseau en France, ce projet n’a pas manqué de relancer le débat sur la course au gigantisme bancaire. Une course dans laquelle, aussitôt remboursés à l’Etat les milliards qui leur ont été prêtés au plus fort de la crise pour échapper au chaos, les banques s’empressent de s’engager. Alors qu’elles n’ont a priori fini ni de purger toutes leurs pertes issues de leurs stocks d’actifs dépréciés, ni d’expier leurs fautes en se pliant scrupuleusement à des règles plus rigoureuses à défaut d’être naturellement vertueuses en matière de rémunérations variables de leurs dirigeants et de leurs traders, ni de sécuriser leurs bilans et leurs activités en rehaussant sensiblement le niveau de leurs fonds propres conformément aux nouvelles normes prudentielles à venir.
 
Exit le « too big to fail »
 
Il s’agit là d’une question de fond sur laquelle le géant américain Bank of America a trébuché en Bourse en début de semaine, jetant le trouble sur l’ensemble des valeurs bancaires de part et d’autre de l’Atlantique. Le Wall Street Journal a révélé que la banque tenterait tant bien que mal de rembourser les 45 milliards de dollars d’aide de l’Etat, alors que ce dernier cherche à lui imposer, à terme, une augmentation de capital d’un montant équivalent. Outre-Manche, le débat autour des mastodontes bancaires pourrait bien se poser de façon plus radicale. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, a en effet la semaine dernière jugé une scission des activités de banque de détail et de banque de financement et d’investissement indispensable à l’économie. Moralité, les établissements qui, compte tenu du séisme provoqué par la faillite de Lehman Brothers, s’imaginent qu’aujourd’hui plus qu’hier être « too big to fail » constitue une assurance tous risques et que la sortie de crise leur offre de ce point de vue des opportunités font probablement fausse route. Tout comme ceux qui rêvent de grandes manœuvres sur le front de la consolidation bancaire.

Bruno Segré, directeur général délégué des rédactions d’Investir


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Commentaires

 

 

 

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Goldman

 

@jar - 07/12/2009 à 07:58

Il est où SARKO? A droite ou à gauche? Ne risque-t-il pas de virer au rouge un de ces jours? Il manque encore Buffet au gouvernement, déjà que Carla est rose fuschia!!!

 

 

 

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jar

 

la France des bords - 06/12/2009 à 10:22

magouilleurs et souvent incultes ,les politiques ne sont jamais dans le rythme ...

 

 

 

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surmoi

 

Entre nous, c'est difficile.... - 09/11/2009 à 11:49

mais derrière la "muraille de Chine" que se passe-t-il ? Sans doute bien pire...Et de l'Asie on ne parle pas, alors que c'est là désormais le plus grand risque.

 

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