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Dubaï : une exposition limitée des banques mondiales, selon les analystes
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« De notre point de vue, les expositions [des banques mondiales] à la dette de Dubai World sont relativement limitées », rassure aujourd’hui JPMorgan dans une note. L’analyste, sur la base des informations communiquées par l’Association des banques émirati, explique ainsi que les banques étrangères étaient exposées à hauteur de 47,1 milliards de dollars à la fin 2008 aux Emirats arabes unis (EAU), au seul regard des seules banques de détail et entreprises locales (hors hedge funds et collatéral donc).
JPMorgan précise que parmi les banques européennes, les britanniques HSBC et Standard Chartered sont les plus touchées, avec respectivement une exposition de 17 et 7,8 milliards à fin 2008. En troisième position figure Barclays (3,6 milliards de dollars) et en quatrième, RBS (2,2 milliards). Le groupe américain Citi est exposé à hauteur de 1,9 milliard de dollars et BNP Paribas à hauteur de 1,8 milliard. Concernant la banque française, et au regard des comptes 2008, JPMorgan note que les risques de défauts (« Exposures At Default » ou EAD) associés à la zone « Afrique-Moyen Orient » se chiffraient à 61,7 milliards d’euros, soit 6% du total des EAD. Et de relativiser que les risques associés à cette zone imputaient surtout à l’Afrique du Nord.
Ces informations recoupent celles des analystes de chez Royal Bank of Scotland (RBS). En se basant sur les données de la Banque des règlements internationaux concernant les prêts aux EAU, l’intermédiaire indique que le Royaume-Uni est l'économie européenne la plus exposée à cette région, avec environ 49,5 milliards de dollars d'encours de crédits au mois de juin 2009.
Les banques françaises viennent en seconde position, avec une exposition de 11,3 milliards dollars, suivies des banques allemandes (10,2 milliards de dollars). Les banques européennes dans leur ensemble ont prêté environ 87,3 milliards de dollars aux Emirats. L'exposition des Etats-Unis est de 9,9 milliards et celle du Japon, de 8,6 milliards.
Plusieurs analystes et économistes avancent que Dubaï évitera la faillite grâce au soutien de son riche voisin, le plus riche de la fédération, Abou Dhabi (9% des réserves mondiales de pétrole). UBS tempère néanmoins que « le soutien d’Abou Dhabi à Dubaï sera moins généreux que ce que les marchés supposent ». Et l’analyste de s’inquiéter de la qualité des relations entre les membres des Emirats arabes unis. Il suppose que « peut-être Abou Dhabi a contraint Dubaï à d’abord régler le problème de la dette excessive de ses entreprises en interne (« in-house ») avant d’aller demander de l’aide extérieure ».

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