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Draghi ne dit rien sur le traitement des avoirs grecs de la BCE
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FRANCFORT, 9 février (Reuters) - Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a confirmé jeudi qu'un accord avait été trouvé entre les partis politiques grecs sur les conditions du sauvetage de la Grèce mais n'a rien dit sur la manière dont seraient traités les avoirs en dette grecque de la BCE.
Après cette confirmation, les investisseurs obligataires, rassurés sur l'éloignement de la perspective d'un défaut désordonné de la Grèce, ont vendu leurs titres.
"Sur la Grèce, je suis au regret de dire que je ne peux rien dire sur la façon dont seront traités nos avoirs en obligations grecques, à la fois dans le cadre du programme (de rachats d'obligations) SMP et pour ce qui est des participations dans la banque centrale", a déclaré Mario Draghi lors d'une conférence de presse.
"Ce que je peux dire toutefois est (..) qu'il y a quelques minutes, j'ai eu un appel du Premier ministre grec disant qu'un accord avait été trouvé et avalisé par les principaux partis. Cet après-midi, nous aurons une réunion de l'Eurogroupe avec les ministres et nous aurons une information complète sur cela, l'accord et aussi une discussion sur les mesures qui vont suivre."
Les 23 membres du conseil des gouverneurs de la BCE sont, semble-t-il, divisés : la BCE doit-elle renoncer aux plus-values sur ses avoir grecs acquis à un taux très bas pour venir en soutien au pays dans le cadre du programme SMP alors que les investisseurs privés sont poussés à accepter une décote de 70% de leur valeur ?
Le gouvernement grec a demandé à la BCE de restituer ses profits sur ses avoirs obligataires grecs, ce qui pourrat représenter au moins 12 milliards de dollars.
Mais la BCE est tenue par le Traité de Maastricht qui interdit à la banque centrale de financer des Etats.
Après confirmation de l'accord, les futures sur le Bund allemand ont baissé à 136,93, tandis que l'écart de rendement entre l'emprunt d'Etat italien à dix ans et le Bund allemand de référence reculait de dix points à 353 points de base.
De même, l'écart entre les emprunts souverains autrichiens, belges et espagnols par rapport au Bund allemand se sont aussi rétrécis. (Anna Willard; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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