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Cholet Dupont renforce les secteurs à bonne visibilité
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Vincent Guenzi, stratégiste chez Cholet Dupont, fait preuve de prudence pour 2010 en raison du retour du risque politique dans les marchés des pays développés. "Depuis plusieurs mois, la question de l'endettement des Etats défrayait régulièrement les chroniques. Il semblerait que ce débat vienne perturber les marchés beaucoup plus rapidement que prévu. Rappelons qu'il ne s'agit pas d'envisager des risques de faillite mais d'analyser les conséquences de la défiance des investisseurs : la remontée des taux renchérit le coût de la dette publique et peut amener les Etats à rétablir une rigueur budgétaire au risque d'affaiblir la croissance. Cette menace, que nous attendions pour la fin d'année, semble se rapprocher. Elle ne devrait toucher réellement et théoriquement que les pays les plus fragiles, mais elle relance l'aversion au risque de manière générale dans tous les pays."
En raison d'un retour de la volatilité qui n'est pas de bon augure pour les actions, Vincent Guenzi devient neutre sur ces dernières. Il renforce les secteurs à bonne visibilité (consommation, santé, média, distribution alimentaire et technologie) en Europe et outre-Atlantique. "Les titres les plus cycliques (produits de base, automobile, construction, biens et services industriels) ou plus risqués (banques, pays émergents) peuvent être allégés lors des rebonds. Pour les produits de taux, les obligations d'entreprise (convertibles plutôt que taux fixes) restent toujours privilégiées par rapport aux emprunts d'Etat dont les perspectives deviennent très floues."
L'avis d'Investir
Nous sommes d'accord avec l'accent mis sur les valeurs à belle visibilité au détriment des plus cycliques. D'ailleurs, un article fera le point samedi prochain dans l'hebdomadaire sur les fonds de santé, l'un des secteurs à privilégier dans le contexte actuel. Nous sommes cependant un peu plus offensifs que ce stratégiste en prônant une surpondération des actions, y compris sur les marchés émergents, au détriment des obligations. A horizon de quelques mois, les cours actuels semblent constituer une opportunité d'achat, avec des valorisations qui présentent une décote historique de plus de 15 % selon Vincent Guenzi. Nous anticipons toujours sur l'ensemble de l'année une progression modérée des indices, à l'instar de 2004. En ce qui concerne les obligations, nous sommes aussi très négatifs sur les emprunts d'Etats et positifs sur les obligations convertibles. Pour les emprunts privés à taux fixes, nous devenons neutres sur les mieux notés, car le petit potentiel de détente des spreads qui subsiste est contrebalancé par le risque de remontée des taux longs, et restons à l'achat sur le créneau du haut rendement.





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