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Bonnes nouvelles en série, le Cac 40 gagne 1,53 %
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Les Bourses européennes ont salué les déclarations de la Fed, qui a démontré mercredi soir sa volonté de soutenir l’économie américaine. A ce geste se sont conjugués de bons résultats d’entreprises, des indicateurs macroéconomiques encourageants et l’espoir d’un compromis en Grèce. A la clôture, le Cac 40 reprend 1,53 %, à 3.363,23 points, effaçant ainsi les pertes des deux dernières séances. Carrefour, Veolia et Lafarge composent le tiercé gagnant.
« La Fed se tient en embuscade », titre CM-CIC Securities au lendemain de l’annonce par la Réserve fédérale de sa volonté d’intervenir si la conjoncture économique, et plus particulièrement le chômage, le justifiait. La Fed a annoncé, mercredi soir, un maintien des taux planchers, c’est-à-dire proches de zéro, jusqu’à au moins fin 2014, et laissé la porte ouverte à un nouvel opus d’assouplissement quantitatif. Une annonce qui a surpris les spécialistes, compte tenu de la reprise progressive de l’économie étasunienne et du redémarrage du crédit bancaire. « Le multiplicateur de crédit repart, donc un QE3 est de moins en moins nécessaire », commente Thierry Deheuvels, le directeur des investissements d’Oddo Asset Management (AM). Pour autant, la perspective d’un « QE3 », rendu possible grâce à une inflation qui restera en deçà de la cible de 2 % (objectif nouvellement fixé par le Fed) est bien accueillie. Elle favorisera en effet une baisse du dollar, soutien non négligeable à la reprise, et un regain d’intérêt pour les actifs à risque. « Par cette annonce, la Fed semble vouloir ancrer encore davantage les anticipations d’inflation et de taux, afin de rassurer les investisseurs, et de soutenir au maximum la croissance du pays, ajoute CM-CIC Securities. Des décisions plus ciblées devraient être annoncées au premier semestre 2012, notamment de nouvelles mesures de soutien au secteur immobilier via des achats de Mortgage Backed Securities, qui se sont déjà révélés particulièrement efficaces, et qui devraient contribuer à la stabilisation puis la reprise progressive du secteur. L’opération « Twist » devrait également être prolongée afin de maintenir les taux longs à un niveau bas. »
Déjà portés par le volontarisme de la Fed, les marchés d’actions ont encore accentué leur hausse après les bonnes performances trimestrielles de plusieurs grands noms de la cote, notamment américaine (le fabricant mondial d'engins lourds Caterpillar et 3M, le spécialiste des post-it et du scotch) et plusieurs indicateurs macroéconomiques supérieurs aux attentes aux Etats-Unis. Ainsi, les commandes de biens durables ont augmenté de 3 % (+2 % attendus par le consensus) et l’indice des indicateurs avancés du Conference Board a progressé pour le troisième mois d’affilée en décembre. Sur le front de l’emploi, sujet d’’inquitude de la Fed, les inscriptions au chômage se sont accrues la semaine dernière mais, sur un mois, la moyenne mobile est en repli. Seul indicateur décevant, mais dont l’impact a été nul sur les marchés, les ventes de logements neufs se sont contractées de 2,2 % à 307.000 unités en rythme annualisé durant le dernier mois de 2011.
Dernier élément explicatif de la hausse des marchés : l’espoir d’avancées significatives dans le dossier grec. Charles Dallara, le principal négociateur représentant les intérêts privés, doit rencontrer le Premier ministre Lucas Papademos dans la soirée à Athènes. Selon la presse locale, les bailleurs privés seraient prêts à revoir leur offre à la hausse dans le cadre des négociations sur leur contribution au deuxième plan de sauvetage du pays.
A la clôture, le Cac 40 engrange 1,53 %, à 3.363,23 points, dans un volume d’affaires qui s’étoffe à 3,20 milliards d’euros. Il met un terme deux séances de baisse consécutives. Londres s’adjuge 1,26 % et le Dax 1,84 %. Le FTSE Mib à Milan progresse de 1,71 %, soutenu par le succès de l’adjudication italienne. Rome a en effet émis 5 milliards d’euros d’obligations à deux ans, avec un rendement ramené à 3,763 %, au plus bas depuis août dernier. Sur le marché secondaire, le rendement de l’emprunt transalpin à 10 ans est passé sous le seuil des 6 %, à 5,9985 %, une première depuis le 8 décembre. Outre-Atlantique, la tendance est plus hésitante : le Dow Jones prend 0,33 % tandis que le Nasdaq Composite est à l’équilibre.
Les matières premières profitent aussi de la politique accommodante de la banque centrale américaine. Le baril de brut de qualité WTI gagne 1,08 dollar à 100,50. L'or s’envole à 1.727 dollars au second fixing à Londres, contre 1.650 dollars hier après-midi.
Plus forte hausse du Cac 40, Carrefour avance de 7,46 % à 18,15 euros, dopé par des rumeurs de remplacement de son PDG, Lars Olofsson. Selon le site de la publication spécialisée Linéaires magazine, il pourrait être remplacé par Georges Plassat, patron de Vivarte, dès ce week-end.
Du côté des valeurs financières, Axa s’adjuge 1,13 % à 12,075 euros. Le titre demeure, avec Allianz, la valeur favorite de Natixis parmi les assureurs européens. Si BNP Paribas et Société Générale sont quasi stables, Crédit Agricole prend 1,74 % à 5,016 euros. Après avoir annoncé des réductions de postes dans sa filiale de banque de financement et d’investissement CIB, la banque verte n’envisage pas pour autant d’abandonner des pans importants d’activité, écrit Le Figaro. Le quotidien ajoute que CIB a déjà « décidé de relancer la machine » notamment dans les grands financements.
STMicroelectronics reprend 2,36 % à 5,291 euros alors que Nokia, qui figure parmi ses principaux clients, a dégagé un bénéfice par action trimestriel meilleur que prévu en dépit d’une baisse de 73 %. Par ailleurs, Deutsche Bank a relevé son objectif de cours sur le titre du fabricant de semi-conducteurs de 4,50 à 5 euros.
Parmi les autres grandes cycliques, ArcelorMittal monte de 3,76 % à 16,715 euros dans le sillage de l’indice Stoxx 600 des produits de base, qui signe la meilleure performance sectorielle avec un gain de 3,22 %. Alstom engrange 3,91 % à 29,47 euros, Lafarge 4,76 % à 32,44 euros et Saint-Gobain 2,73 % à 35,41 euros, soutenus notamment par les trimestriels supérieurs aux attentes de Caterpillar, numéro un mondial des engins de construction et d’exploitation minière.
A l’inverse, EADS cède 1,41 % à 25,445 euros. L’avionneur a confirmé la découverte de nouvelles fissures sur les ailes d’une série d’A380 en l’attribuant à des défauts de conception et de fabrication. Le groupe souligne cependant que ces appareils peuvent continuer à voler en toute sécurité.
Enfin, Technicolor flambe de 14,05 % à 2,281 euros, affichant désormais un bond de plus de 96,3 % depuis le début de l’année. Le titre reste dopé par l’annonce de la reprise de certains actifs du spécialiste français de la post-production Quinta Industries, dont il détenait 17 % jusqu’alors.

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