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BCE : statu quo attendu, la Grèce au centre de l’attention
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La Banque centrale européenne devrait maintenir son taux refi inchangé à 1% ce jeudi. Les marchés attendent les commentaires de son président Mario Draghi sur l’aide éventuelle que la BCE compte apporter à la Grèce.
Pour le centième jour de son nouveau président à sa tête, la Banque centrale européenne devrait maintenir son principal taux directeur, le refi, inchangé à 1%, son plus bas niveau historique. Mais l’attention des économistes se portera essentiellement sur la Grèce, qui a jusqu’au 13 février pour obtenir une nouvelle aide de 130 milliards d’euros. Les marchés attendent également d’éventuelles indications sur une nouvelle détente monétaire dans les prochains mois.
Les observateurs estiment que la BCE ne devrait pas annoncer de nouvelles mesures de soutien face à une situation qui s’améliore. Un regain d’optimisme est en effet perceptible dans la zone euro après de bons indicateurs concernant l’activité dans le secteur privé, et grâce notamment à l’afflux de liquidités mis à la disposition des banques afin d’éviter une crise du crédit. Une nouvelle opération de prêts illimités à trois ans est d’ailleurs prévue le 29 février.
Cependant, les risques n’ont pas disparu, la menace d’une insolvabilité de la Grèce continuant de porter une ombre sur la zone euro, même si le pire ne semble pas le plus probable. Selon différentes sources citées par Reuters, la BCE est divisée sur la question de savoir si elle doit ou non abandonner les plus-values perçues sur ses titres obligataires grecs, alors que les investisseurs privés sont priés d’accepter une décote d’environ 70% sur ceux qu’ils détiennent. Mais pour l’heure, les membres de la Banque centrale ne devraient pas donner d’indications sur le sujet tant qu’Athènes n’aura pas donné son accord aux conditions exigées par la Troïka pour débloquer un deuxième plan de renflouement. La BCE pourrait néanmoins donner des indications sur une éventuelle évolution des collatéraux exigés en échange de l’accès à ses financements.
Lors de sa conférence de presse, prévue à 14h30, Mario Draghi devrait également être interrogé sur le programme d’achats d’obligations de la Banque centrale, même si les analystes estiment qu’il ne devrait guère être disert sur le sujet dans la mesure où il considère la question comme entendue, notamment pour des raisons réglementaires. Les économistes scruteront enfin la terminologie employée par le communiqué de la BCE. Si l’adjectif « substantiel » ne devait plus qualifier les risques baissiers perçus par la BCE, cela serait interprété comme annonciateur d’une très faible probabilité de prochain assouplissement monétaire. Pour l’heure, certains analystes tablent sur une baisse d’un quart de point du taux refi à 0,75% en mars.

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