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AVANT-PAPIER Wall Street attend l'emploi en surveillant Dubaï

29/11/09 à 16:51 - REUTERS | 0 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

par Leah Schnurr

NEW YORK, 29 novembre (Reuters) - Dubaï, la statistique de l'emploi, les résultats du Black Friday et l'audition devant le Congrès de Ben Bernanke : les jours à venir s'annoncent semés d'embûches pour les marchés boursiers américains.

Si les problèmes de dette de Dubaï devaient s'accentuer et entraîner un retrait des actifs à risques, la forte baisse subie vendredi par Wall Street pourrait se prolonger.

Les investisseurs surveilleront également avec attention l'audition devant la Commission bancaire du Sénat de Ben Bernanke pour sa reconduction à la tête de la Réserve fédérale pour un deuxième mandat. Elle promet d'être animée, les parlementaires de tous bords ayant beaucoup à redire sur l'action de la Fed avant et pendant la crise.

Le président de la Commission bancaire, Christopher Dodd, a toutefois indiqué le mois dernier que la reconduction de Ben Bernanke ne devrait pas rencontrer de difficultés.

La semaine sera également chargée en statistiques macroéconomiques avec en tête les chiffres de l'emploi au mois de novembre qui seront publiés vendredi. Les économistes pronostiquent un ralentissement des destructions d'emplois à 130.000 contre 190.000 en octobre. Le taux de chômage est attendu stable à 10,2%.

Les indices ISM pour le secteur manufacturier et les services en novembre seront également suivis. Selon les prévisions des analystes, l'indice d'activité du secteur manufacturier devrait tomber à 55,0 contre 55,7 le mois précédent tandis que celui des services devrait remonter à 51,5 contre 50,6.

Le marché prendra aussi connaissance des résultats du Black Friday, le lendemain de Thanskgiving qui est traditionnellement l'un des jours les plus chargés de l'année dans les magasins.

Le marché du travail et les dépenses des ménages demeurent les maillons faibles de l'économie et risquent de freiner la reprise naissante aux Etats-Unis. Des statistiques macroéconomiques et des résultats du Black Friday encourageants pourraient alimenter le rally qui a propulsé les indices Dow Jones et S&P à des plus hauts de 13 mois.

DÉCEMBRE TRADITIONNELLEMENT FAVORABLE

Mais les difficultés de Dubaï sont venues rappeler aux investisseurs que le chemin de la reprise sera sinueux. L'émirat a demandé mercredi aux créanciers du conglomérat Dubai World et de sa filiale dans l'immobilier Nakheel de donner leur accord à un moratoire sur plusieurs milliards de dollars de dette.

La nouvelle a fait souffler un vent de panique sur les marchés boursiers mondiaux en raison des craintes concernant d'éventuelles répercussions sur d'autres secteurs de l'économie.

Aux Etats-Unis, il est difficile d'évaluer l'exposition du secteur bancaire mais les inquiétudes semblaient déjà s'être apaisées vendredi à la clôture.

"La poursuite de la tendance positive sur le marché le mois prochain dépendra pour une grande partie des éventuelles répercussions des problèmes de Dubaï sur les inquiétudes concernant la santé des institutions financières", estime Michael James, courtier à Wedbush Morgan.

"Au moins ici pour l'instant sur le marché américain, cela semble avoir été écarté mais nous verrons si nous obtenons des précisions (...) qui pourraient conduire à davantahe de prudence".

Après avoir rebondi de plus de 60% depuis le plus bas de 12 ans touché en mars, le S&P a fait du yo-yo en novembre car les investisseurs sont à la recherche d'arguments pour justifier une poursuite de la hausse.

Le mois de décembre est traditionnellement favorable aux Bourses avec une progression de 1,7% en moyenne pour le S&P-500 depuis 1950, selon le Stock Trader's Almanac.

"Si nous sommes en hausse la semaine prochaine, ce sera positif pour la fin de l'année", commente Ryan Detrick, expert technique à Schaeffer's Investment Research. "Nous ne pensons pas qu'il y aura des dégagements majeurs d'ici la fin de l'année."

Les plus pessimistes estiment au contraire que le rally de cette année place le marché dans une situation encore plus dangereuse qu'en mars. Les craintes d'un risque de défaut de Dubaï pourrait entraîner une "correction tardive" sur les Bourses et les actifs à risque, a dit à Reuters vendredi le gestionnaire de fonds Pimco.

(version française Gwénaelle Barzic)

((Service Economique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: gwenaelle.barzic.reuters.com@reuters.net))



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