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-Amplégest écarte un fort rebond des actions, vise 10% de hausse
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La croissance mondiale devrait continuer de faiblir
La récession pourrait être plus profonde que prévu en Europe
Amplégest s'intéresse aux secteurs du luxe, du pétrole et des technologies
Evite les bancaires et les valeurs dépendantes des Etats
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par Alexandre Boksenbaum-Granier
PARIS, 7 février (Reuters) - Amplégest ne croit pas à un fort rebond des marchés d'actions cette année étant donné le ralentissement mondial, mais n'exclut pas que les Bourses reprennent 10% à la faveur d'une atténuation des inquiétudes des investisseurs, notamment concernant la crise de la dette.
La société de gestion, qui gère 365 millions d'euros d'actifs, s'attend à un exercice 2012 difficile même si l'aversion au risque devrait continuer de baisser, la croissance mondiale devant continuer de faiblir alors que tous les pays cherchent à dévaluer leur monnaie afin d'améliorer leur compétitivité.
"Le marché part de très bas et il pourrait remonter de 10% cette année", a déclaré Arnaud de Langautier, directeur général d'Amplégest, lors d'un entretien à Reuters.
"Nous sommes sûrement dans le creux ; maintenant, de là à dire que cela va fortement rebondir, nous le croyons moins (..) La récession pourrait être plus profonde qu'anticipé en Europe, tandis qu'aux Etats-Unis, les ménages ont recommencé à dépenser davantage qu'ils ne gagnent", a précisé Xavier Gandrille, président d'Amplégest.
Fin janvier, le Fonds monétaire international a nettement réduit ses prévisions de croissance mondiale dans un contexte d'aggravation de la crise de la dette dans la zone euro, n'anticipant plus qu'une progression de 3,3% de l'économie mondiale en 2012, contre 4% lors de ses précédentes prévisions.
"Nous ne sommes pas dans un environnement apocalyptique mais dans un entre-deux, avec beaucoup de risques qui ne se limitent pas au seul problème grec. Le marché,c'est aussi la loi des séries : les bonnes et mauvaises nouvelles arrivent généralement en grappes", a rappelé Xavier Gandrille.
"PÉPITES"
Les marchés financiers européens continuent d'évoluer au gré des avancées ou déceptions relatives à la croissance mondiale et à la crise de la dette en zone euro, l'indice Stoxx 600 gagnant quelque 8% depuis le début de l'année après avoir perdu 11% en 2011.
Les entreprises sont dans une situation favorable, les sociétés ayant assaini leur bilan, dégageant des bénéfices, et l'épargne des ménages étant élevée.
"Le gisement des entreprises est intéressant mais le marché n'a pas envie de 'pricer' ce gisement à n'importe quel prix (..) Nous essayons de dénicher des pépites dans tous les secteurs", a souligné Xavier Gandrille.
Dans le contexte actuel, Amplégest regarde notamment du côté des valeurs offrant un 'pricing power' (capacité à relever ses prix) élevé comme dans le luxe, et s'intéresse également au secteur pétrolier, qui constitue une assurance contre le risque géopolitique alors que la demande des marchés émergents en énergie ne peut que croître et que les ressources sont limitées.
"Comme tout le monde cherche à dégager des gains de productivité, et que celle-ci est en grande partie générée par le secteur technologique, ce dernier est aussi attrayant", ajoute Xavier Gandrille.
"Tant que le problème de solvabilité des Etats n'est pas vraiment traité, nous préférons rester prudents sur le système bancaire européen", a-t-il en revanche déclaré, précisant que les banques ne sont pas les seules concernées par cette question, "les assureurs le sont également tout autant".
Compte tenu de la situation des finances publiques, Amplégest évite aussi toutes les valeurs dépendantes des Etats, qu'il s'agisse des groupes dont la plus grande partie de l'activité est assurée par des commandes publiques ou bien des entreprises tributaires des changements de réglementation à implications généralement déflationnistes.

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