Réagir

Le « allegro ma non troppo » de « Super Mario »

13/01/12 à 20:00 - Investir | 0 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

Et aussi

 

Quel printemps pour les actionnaires ? - 18/05/2012 - Investir

 

Quand le bâtiment va, tout va - 18/05/2012 - Investir

 

Lettre à Jean-Marc Ayrault, Premier ministre - 18/05/2012 - Investir

 

Les principes simples et de sagesse de l'« Oncle Warren » - 11/05/2012 - Investir

 

Comment sortir l'ISF de l'imbroglio ? - 11/05/2012 - Investir

 

Tous les articles

Après deux baisses d'affilée (en novembre et décembre) d'un quart de point de son taux directeur, la Banque centrale européenne (BCE) et son nouveau gouverneur, l'Italien Mario Draghi, qui a succédé à notre Jean-Claude Trichet national à la Toussaint, ont marqué une pause ce jeudi. A l'issue de son premier conseil de politique monétaire de l'année, la BCE a laissé son taux inchangé à 1 %. D'ailleurs les économistes n'y croyaient guère. Le consensus comptait ce mois-ci un seul rêveur sur trente pour imaginer la BCE de nouveau capable d'une passe de trois. Comme au printemps 2009 ! A l'époque, entre mars et mai, elle avait, par trois touches successives, d'un demi-point, pour la première, et d'un quart de point, pour les deux suivantes, abaissé son taux directeur de 2 % à 1 %.

Quelques mois plus tôt, en 2008, au lendemain de l'impensable faillite de la banque américaine Lehman Brothers le mouvement de baisse avait été d'une ampleur bien plus grande. La défiance entre les banques ayant pris, à l'époque, une dimension de crise systémique avec, en corollaire, sa menace de paralysie totale de l'économie mondiale, avait commandé à la Banque centrale d'aligner entre octobre 2008 et janvier 2009 quatre baisses successives pour un total de 2,75 %. C'est dire si la situation était apparue autrement plus désespérée. Au point que la pause marquée par le conseil de politique monétaire de la BCE dans la baisse de son taux directeur le mois suivant, en février, fut de courte durée puisque le mouvement reprit dès mars 2009.

Alors ce niveau de taux de 1 %, qui demeure à ce jour le plancher historique dans la conduite de sa politique monétaire, sur lequel par deux fois depuis sa naissance l'économie au bord de la récession a obligé la BCE à descendre, sera-t-il enfoncé au mois de février ? A voir ! Puisque, comme le pense sans doute Mario Draghi, en bon Italien qu'il est, « chi va piano va sano »... De là à imaginer qu'il ne tardera pas à se remettre scrupuleusement dans les pas de son prédécesseur et à s'arc-bouter pour finir sur le dogme sacro-saint de l'inflation... qui atteint 3 % actuellement...

Seule certitude dans l'immédiat ! Face au nouvel épisode d'extrême défiance qui se trame sur le marché interbancaire depuis cet été, exclusivement à l'égard des banques européennes, cette fois, il n'a pas hésité à ouvrir en grand les vannes de la liquidité depuis le 1er novembre dernier. Au guichet de la BCE, les banques européennes peuvent trouver à se refinancer à trois ans, sans compter.

En son temps, Jean Claude Trichet avait, certes, joué lui aussi à guichet ouvert. Seulement, les possibilités de refinancement qu'il avait offertes aux banques à l'agonie n'allaient pas au-delà d'une année d'échéance. En allongeant, à la surprise générale, de deux ans l'horizon pour ces emprunteurs de nouveau en état d'asphyxie, la BCE et son nouveau gouverneur ont donné le sentiment d'une rupture dans la politique monétaire européenne. On en vient donc à se persuader que « Super Mario » pourrait, si la situation l'exigeait, pratiquer à la manière de la Fed des rachats d'obligations en quantité astronomique.

Nous n'en sommes pas là ! D'abord parce que, en fin stratège, Mario Draghi attend sans doute sagement de voir si les banques européennes vont se contenter de replacer, auprès de la même BCE, l'argent qu'elles lui empruntent aujourd'hui sans retenue ou si, comme l'espère Nicolas Sarkozy, elles vont enfin se décider à quelques achats d'emprunts d'Etat italiens, espagnols, voire français, dévalorisés par la perte annoncée du triple A, un placement que comme la plupart des grands investisseurs ici elles délaissent, ces derniers mois.

Ensuite, il attend sans doute encore de se convaincre qu'une politique de rachats massifs d'emprunts d'Etat au plus fort de la crise qui permet à la Fed de dégager, au titre de 2011, 80 milliards de profit est la bonne. D'autant que la BCE porte pour l'heure en son bilan 30 milliards de pertes latentes imputables aux moins-values potentielles affichées sur ses achats de dettes grecque et italienne principalement. Une différence troublante.

BRUNO SEGRE


Laisser un commentaire

 

 

 

 

 

 







Les articles les plus...


 

Logo investir

 
 

Infos à la une

 


Plan du site

Bourse en temps réel
Actions de A à Z
Palmarès
Statistiques de séance
Indices boursiers
Warrants et bons
Certificats et Trackers
Sicav - FCP
Obligations
Matières premières
Devises et Taux

Analyse Graphique
Accueil analyse graphique
Les alertes
Les conseils forts
Analyse graphique en Vidéo
Infos & conseils boursiers
Actualité des marchés
Infos & conseils valeurs
Consensus
Dossiers de la rédaction
Chats & Interviews
Vos questions au médiateur
Bourse pratique
Sondages
Communiqués financiers
BALO, OST, Rapports annuels
Les rendez-vous d'Investir
Les repères de l'économie
Web TV Investir
Forums
Forum de la fiscalité
Bourse
Valeurs
Economie
Epargne & Placements
Banques & Courtiers
Immobilier
Débats

Pratique
Moteur de recherche
Nous contacter
RSS
Applications Mobile
(Apple - Android)
Placements financiers
Actu Sicav - FCP
Assurance-vie
Banque
Immobilier
Fiscalité
Retraite
Famille
Guides
Calculateurs patrimoine

Devises Forex
Accueil
Cotation des devises
Infos et analyses
Calendrier économique
Convertisseur
Espace membre
Vous inscrire
Mon espace
Mon profil
Mes articles
Mes commentaires
Mes alertes
Mes newsletters
Mes portefeuilles
Mes listes
Mes alertes sur cours
Téléchargement
Vous identifier
Mot de passe perdu
Privilèges abonné
Espace privilèges
Investir 10
Portefeuilles trading
La cote enrichie
Outils de sélection
L'hebdo de la semaine (dès le vendredi)
Archives PDF
Alertes privilèges
Vous abonner
Service client

Communauté
Facebook investir
Twitter investir