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ET SI LE PROCHAIN SOMMET EUROPEEN ETAIT LE BON…

25/11/11 à 20:00 - Investir | 1 Commentaire(s) Texte plus grand Texte plus petit Imprimer Ajouter cet article à mes favoris Séparateur Envoyer à un ami

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Et si cette fois était la bonne ? Si, après les faux espoirs suscités par le sommet du 21 juillet puis le vaudeville de l'accord obtenu à l'arraché dans la nuit du 26 au 27 octobre pour être remis en cause moins d'une semaine plus tard par le coup de poker de George Papandréou, le Conseil européen du 9 décembre à Bruxelles débloquait la situation ou, il faut formuler des souhaits plus réalistes, donnait cette fois la certitude que les Européens s'entendent sur des solutions concrètes…

Plusieurs facteurs militent pour de réelles avancées à cette occasion. Tout d'abord, l'urgence. La contagion gagne tous les pays de la zone euro, même ceux bénéficiant de la note AAA la plus solide. La Finlande a vu son taux à 10 ans passer en quinze jours de 2,21 % à 2,99 %. Les Pays-Bas sont à peine mieux lotis avec un taux de 2,72 % alors qu'il n'était que de 2,16 % deux semaines plus tôt. Et surtout les taux allemands se tendent à leur tour. Certes, à 2,24 %, il n'y a rien de bien inquiétant, mais ils s'établissaient à moins de 2 % il y a une semaine. A présent le Bund à 10 ans se paie au même prix que le Gilt anglais, alors que les situations économiques des deux pays sont loin d'être comparables. L'alerte s'est matérialisée mercredi quand la Bundesbank a échoué dans le placement de ses 6 milliards d'euros, la conduisant à prendre 39 % de l'adjudication (lire page 5). Bien sûr ceux qui espéraient un changement de position immédiat de l'Allemagne en faveur des euro-obligations ou d'un achat massif de dette par la BCE à l'image de ce que fait la Fed américaine ou la Banque d'Angleterre en ont été pour leurs frais. Angela Merkel joue dans le couple franco-allemand qui a pris en main les destinées européennes le rôle de la tortue qui avance lentement mais sûrement quand le président français voudrait, lui, agir vite. Elle avance dans la direction qu'elle privilégie depuis le départ : celle de la modification des traités, d'une convergence des politiques économiques, des réformes de fond plutôt que des mesures immédiates. Simplement, la tension qui commence à se manifester autour de la dette allemande et la perspective d'un ralentissement économique mondial qui pèsera lourdement sur un pays vivant de ses exportations pourrait ouvrir la voie à un donnant-donnant franco-allemand, la conduisant à lâcher du lest autour des prérogatives de la BCE contre une intégration et un contrôle budgétaire plus poussés.

Un autre facteur positif est à chercher du côté du FESF. Au cours des dernières semaines aucune information nouvelle n'a filtré sur le Fonds européen de stabilité financière pourtant considéré, il y a encore un mois, comme le pivot de la stratégie européenne. Aujourd'hui, aux yeux du marché, il n'existe plus. Une concrétisation même partielle des décisions du 26 et 27 octobre aurait un impact psychologique favorable.

Le dernier facteur positif est du registre du symbole. Nos gouvernants européens ne peuvent pas se permettre d'enterrer définitivement l'euro, vingt ans jour pour jour après lui avoir donné naissance à Maastricht (le traité a été signé le 7 février 1992 mais il avait été adopté au terme d'un Conseil réuni les 9 et 10 décembre précédent).

Reste que l'Europe est une organisation complexe où chacun aime à faire entendre sa voix comme l'avaient prouvé, par exemple, les Slovaques après le sommet de juillet. Certes, la nomination de techniciens à la tête des gouvernements grec et italien montre que plusieurs pays commencent à comprendre que les enjeux ne souffrent plus le moindre atermoiement. Mais l'Europe réunit vingt-sept membres et la zone euro dix-sept qui ont chacun leurs enjeux économiques et politiques.

Rémi le Bailly


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Commentaires

 

 

 

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LEADER

 

taux à moins de 3% - 27/11/2011 à 12:14

les taux augmentent , OK, mais avec le niveau actuel de l'inflation, même avec un risque 0, cela fait un taux de rémunération de l'épargne quasi nul ; l'achat de parts sociales du Crédit mutuel rapporte plus!

 

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